3 communes concernées par l'arrêté de catastrophe naturelle du 13 mars 2026 en Ardèche

Mise à jour du 17/04/2026

Rochemaure, Saint-Bauzile, Saint-Lager-Bressac. 3 communes, un même arrêté, et un scénario qui se répète. Pour la deuxième fois en moins de deux ans, la rive droite du Rhône est reconnue sinistrée au titre de la sécheresse. Derrière cette décision du 13 mars 2026, c'est toute la fragilité d'un territoire entre Coiron et vallée rhodanienne qui se dessine.

Fissures, mouvements de sols, affaissement de dallage, etc. Les propriétaires sont invités à se faire accompagner pour la gestion de leur sinistre.

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Communes reconnues

  • Rochemaure - Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols - période du 01/01/2025 au 31/12/2025

  • Saint-Bauzile - Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols - période du 01/01/2025 au 31/12/2025

  • Saint-Lager-Bressac - Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols - période du 01/01/2025 au 31/12/2025

Le contexte géologique local

Trois communes ardéchoises de la rive droite du Rhône, au pied du plateau du Coiron, concernées par un même arrêté CatNat RGA pour la période 2025. Ce n'est pas une surprise : Rochemaure, Saint-Bauzile et Saint-Lager-Bressac cumulent un profil de risques bien identifié. Toutes trois sont exposées au retrait-gonflement des argiles, avec une sinistralité déjà reconnue lors des épisodes précédents (notamment l'arrêté du 18 juin 2024 qui avait déjà concerné Rochemaure et Saint-Bauzile pour la sécheresse).

Elles figurent également parmi les communes ardéchoises touchées par le séisme du Teil du 11 novembre 2019, reconnu en état de catastrophe naturelle début 2020.

S'y ajoutent, pour Rochemaure, un risque inondation caractérisé (PPRi du Rhône approuvé en 2017) et la proximité immédiate du CNPE de Cruas-Meysse ; pour Saint-Bauzile et Saint-Lager-Bressac, adossées au Coiron, un aléa mouvement de terrain accentué par la géologie marno-calcaire et la topographie. Le nouvel arrêté 2025 confirme que le RGA reste, dans ce secteur, le premier vecteur de sinistres sur le bâti individue, une tendance de fond amplifiée par le changement climatique et désormais intégrée dans la carte d'exposition mise à jour par l'arrêté du 9 janvier 2026.